Sols

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Document Dernière modification 09/12/2016 16:03
Les sols sont à la base de 90 % de l'ensemble de l'alimentation humaine et animale, des fibres et de la production de combustibles, et fournissent les matières premières des activités allant de l’horticulture au secteur de la construction. Ils sont essentiels pour la santé de l’écosystème: ils purifient et régulent l’eau et constituent le moteur des cycles des nutriments ainsi qu’un réservoir de gènes et d’espèces, soutenant la biodiversité. Il s'agit d'un puits de carbone mondial, jouant un rôle important dans le ralentissement potentiel du changement climatique et de ses conséquences. Par ailleurs, en conservant des traces de notre passé, ils représentent un élément important de notre héritage culturel.

Les sols sont toutefois soumis aux demandes continues, souvent contradictoires, de notre société. Leur capacité à fournir des services écosystémiques, en termes de production alimentaire, en tant que vivier de la biodiversité et en tant que régulateur des gaz, de l’eau et des nutriments, est donc sous pression. Les taux observés d’imperméabilisation des sols, d’érosion, de diminution de matières organiques et de contamination réduisent leur résilience ou leurs capacités à intégrer les changements auxquels ils sont exposés.

Pendant la durée d’une vie humaine, les sols peuvent être considérés comme une ressource non renouvelable. En tant que société, nous devons le gérer de manière durable pour en tirer profit. Malgré les activités qui dépendent du sol, il n’existe aucune législation à ce sujet au niveau de l’UE. À ce jour, contrairement à l’eau et à l'air, la protection des sols est abordée de manière indirecte ou dans le cadre de politiques sectorielles: l'agriculture et la sylviculture, l’énergie, l’eau, le changement climatique, la protection de la nature, les déchets et les produits chimiques. L’absence de politique cohérente sur les sols au niveau de l’UE se reflète également dans le manque de données harmonisées à ce sujet.

Néanmoins, les dix dernières années ont vu la réalisation de progrès dans l’élaboration des politiques et des efforts coordonnés en matière de données. La stratégie thématique en faveur de la protection des sols de la Commission européenne de 2006 souligne la nécessité de protéger les sols en tant qu’élément essentiel du développement durable. Au niveau mondial, les problèmes du sol sont abordés dans le cadre du concept plus large de dégradation des sols (jusqu’à présent limitée aux zones arides) par la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Plus récemment, la notion de protection des fonctions des sols a été intégrée dans le concept de neutralité en termes de dégradation des terres dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), comme convenu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015. Les ODD comprennent également des objectifs relatifs à la qualité et à la contamination des sols, ainsi qu’à la gestion des produits chimiques et des déchets. La mise en œuvre des ODD peut constituer un exemple important pour les mesures de protection des sols en Europe. Les efforts visant à harmoniser et à normaliser les informations sur les sols à l'usage du public se poursuivent en conséquence, tant au niveau mondial qu'au niveau européen.

L’AEE réalise des évaluations fondées sur des indicateurs thématiques liés à l’utilisation des terres et aux sols dans le cadre du groupe d'indicateurs thématiques sur l’utilisation des terres et les sols (série de LSI). La série de LSI comprend des indicateurs sur l’occupation des terres, l’imperméabilisation, la gestion des sites contaminés, l’humidité des sols, l’érosion des sols et la teneur du sol en carbone organique. Des indicateurs sur la fragmentation des terres et le recyclage des terres sont prévus. Les services Copernicus de surveillance des terres facilitent la mise à jour régulière de plusieurs de ces indicateurs. L’AEE publie également des évaluations ponctuelles sur des thèmes spécifiques liés aux sols, tels que l’utilisation efficace des ressources des sols dans les zones urbaines, ou les nutriments du sol ou bien les charges métalliques dans l'environnement..

En fonction du sujet abordé, l’AEE collabore avec ses collègues de la Commission européenne [notamment le Centre commun de recherche (JRC) et la DG Environnement], les représentants Eionet du centre national de référence pour l'occupation des terres et l'aménagement du territoire ou d’autres réseaux et experts européens. Parmi les partenaires au niveau mondial figurent: le secrétariat de l’UNCCD, le Partenariat mondial sur les sols, l’initiative GLII (Global Land Indicators Initiative - facilitée par le programme ONU-Habitat) et le programme des Nations Unies pour l'environnement.

Les travaux de l’AEE dans ce domaine thématique sont soutenus par les centres thématiques européens depuis 1996; le CET sur les zones urbaines, l'utilisation des terres et les sols (ETC/ULS), actif depuis 2014, soutient actuellement les travaux de l’AEE sur les sols. En 2007, les activités sur les données relatives aux sols ont été transférées au centre européen de données sur les sols au sein du JRC.

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Indicateurs connexes

Progress in management of contaminated sites Progress in management of contaminated sites Local soil contamination in 2011 was estimated at 2.5 million potentially contaminated sites in the EEA-39, of which about 45 % have been identified to date. About one third of an estimated total of 342 000 contaminated sites in the EEA-39 have already been identified and about 15 % of these 342 000 sites have been remediated. However, there are substantial differences in the underlying site definitions and interpretations that are used in different countries.   Four management steps are defined for the management and control of local soil contamination, namely site identification (or preliminary studies), preliminary investigations, main site investigations, and implementation of risk reduction measures. Progress with each of these steps provides evidence that countries are identifying potentially contaminated sites, verifying if these sites are actually contaminated and implementing remediation measures where these are required. Some countries have defined targets for the different steps.   Thirty of the 39 countries surveyed maintain comprehensive inventories for contaminated sites: 24 countries have central national data inventories, while six countries, namely Belgium, Bosnia-Herzegovina, Germany, Greece, Italy and Sweden, manage their inventories at the regional level. Almost all of the inventories include information on polluting activities, potentially contaminated sites and contaminated sites.   Contaminated soil continues to be commonly managed using “traditional” techniques, e.g. excavation and off-site disposal, which accounts for about one third of management practices. In-situ and ex-situ remediation techniques for contaminated soil are applied more or less equally.   Overall, the production sectors contribute more to local soil contamination than the service sectors, while mining activities are important sources of soil contamination in some countries. In the production sector, metal industries are reported as most polluting whereas the textile, leather, wood and paper industries are minor contributors to local soil contamination. Gasoline stations are the most frequently reported sources of contamination for the service sector.   The relative importance of different contaminants is similar for both liquid and solid matrices. The most frequent contaminants are mineral oils and heavy metals. Generally, phenols and cyanides make a negligible overall contribution to total contamination.   On average, 42 % of the total expenditure on the management of contaminated sites comes from public budgets. Annual national expenditures for the management of contaminated sites are on average about EUR 10.7 per capita. This corresponds to an average of 0.041 % of the national GDP. Around 81 % of the annual national expenditures for the management of contaminated sites is spent on remediation measures, while only 15 % is spent on site investigations. It should be noted that all results derive from data provided by 27 (out of 39) countries that returned the questionnaire, and not all countries answered all questions.

Voir aussi

Geographic coverage

Albania, Armenia, Austria, Azerbaijan, Belarus, Belgium, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Croatia, Cyprus, Czechia, Denmark, Estonia, Finland, France, Georgia, Germany, Greece, Hungary, Iceland, Ireland, Italy, Kazakhstan, Kosovo, Kyrgyzstan, Latvia, Liechtenstein, Lithuania, Luxembourg, Macedonia, Malta, Moldova, Monaco, Montenegro, Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Romania, Russia, San Marino, Serbia, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, Tajikistan, Turkey, Turkmenistan, Ukraine, United Kingdom, Uzbekistan
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