Outils personnels

Notifications
Recevez des notifications relatives aux nouveaux rapports et produits. Fréquence: 3-4 emails par mois
Abonnements
Inscrivez-vous pour recevoir nos rapports (imprimés et/ou électroniques) et nos bulletins trimestriels.
Suivez-nous
 Icône Twitter Twitter
Icône Facebook Facebook
Icône Youtube Cannal YouTube
Logo RSS Flux RSS
Plus

Write to us Write to us

For the public:


For media and journalists:

Contact EEA staff
Contact the web team
FAQ

Call us Call us

Reception:

Phone: (+45) 33 36 71 00
Fax: (+45) 33 36 71 99


suivant
précédent
éléments

Passer au contenu | Passer à la navigation

Sound and independent information
on the environment

Vous êtes ici : Accueil / Signaux – Cet air que nous respirons / Signaux 2012 / Interviews / Une vision européenne de la durabilité

Une vision européenne de la durabilité

Changer la langue
Grâce à une série de mesures législatives, les décideurs politiques de l’UE souhaitent que l’Europe « rentabilise » davantage ses ressources. Mais comment l’Europe peut-elle trouver un équilibre entre l’économie et la nature? Dans le contexte de la conférence Rio+20, que signifie le concept de développement durable pour l’UE et les pays en développement? Voici un point de vue.
City bicycles

City bicycles  Image © Istock

Entretien avec Gerben-Jan Gerbrandy

Depuis 2009, Gerben-Jan Gerbrandy est membre du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen. Il fait partie du parti libéral néerlandais « Democrats 66 ».

  • Quel est le plus gros risque pour l’environnement? Que pouvons-nous y faire?

« Le plus gros problème vient de la surexploitation des ressources naturelles. Notre modèle de consommation dépasse les limites naturelles de notre planète. Notre mode de vie, et surtout le fonctionnement de notre économie, n’est tout simplement pas durable.

La population mondiale atteindra 9 milliards d’habitants dans quelques dizaines d’années, et il faudra 70 % de nourriture en plus. Le second défi est donc de trouver comment nourrir une population toujours plus nombreuse, alors que nous connaissons déjà une pénurie pour de nombreuses ressources.

Pour gérer ces difficultés, nous devons revoir les fondements de notre économie. Par exemple, nos systèmes n’accordent pas de valeur économique à de nombreux avantages dont nous bénéficions gratuitement. La valeur d’une forêt est prise en compte lorsqu’elle est abattue, mais pas lorsqu’elle reste intacte. La valeur des ressources naturelles devrait, d’une façon ou d’une autre, être prise en compte dans l’économie. »

  • Pouvons-nous vraiment revoir les bases de notre économie?

« Nous y travaillons. Nous pensons être très près de trouver des moyens d’inclure la valeur totale des ressources naturelles dans l’économie.

Mais plus important encore, trois facteurs obligent l’industrie à optimiser le rendement de ses ressources. Le premier est la pénurie de certaines d’entre elles. Nous observons actuellement ce que j’appellerais une « révolution industrielle verte ». La pénurie des ressources contraint les entreprises à mettre en place des processus pour les récupérer et les recycler, et à trouver d’autres moyens pour les utiliser plus efficacement.

La pression des consommateurs est un autre facteur. Prenez la publicité. Les grands constructeurs automobiles n’y parlent plus de vitesse mais des qualités en faveur de l’environnement. En outre, les gens sont davantage conscients de l’importance de l’image de l’entreprise pour laquelle ils travaillent.

Le troisième facteur est la législation. Nous devons en permanence améliorer la législation sur l’environnement, car tout ne peut être accompli par les pressions du marché, la pénurie des ressources et la pression des consommateurs. »

  • Quel est le facteur qui influence le plus les choix des consommateurs?

« C’est sans conteste le prix. Pour une large partie de la société, c’est un luxe que de choisir un produit pour d’autres raisons que son prix. Mais on peut toujours choisir de consommer des aliments de saison ou locaux, ou encore des produits frais, qui souvent sont même moins chers. Les avantages en termes de santé sont évidents pour ceux qui font ce choix, comme pour la société dans son ensemble.

Quant au choix d’une option plus durable, il dépend du réseau de transport et de la conscience qu’ont les gens de leur impact sur l’environnement. En l’absence d’une infrastructure de transport en commun, on ne peut pas attendre des gens qu’ils ne prennent pas leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail.

Ou encore, dans le cas de la législation, si l’on ne peut pas expliquer la valeur de certaines réglementations ou lois, il est presque impossible de les faire appliquer. Nous devons impliquer les gens afin de les convaincre.

Cela nécessite souvent de vulgariser les connaissances scientifiques dans un langage accessible à tous, par les citoyens mais aussi les décideurs politiques. »

  • Qu’est-ce qui permettrait à la conférence Rio+20 d’être une réussite?

« Nous avons besoin de résultats concrets, par exemple un accord sur un nouveau cadre institutionnel ou des objectifs spécifiques en économie verte. Mais même en l’absence de résultats concrets, la conférence peut avoir une grande influence.

Je suis largement favorable à la création d’une cour internationale pour juger les crimes contre l’environnement, ou d’un système institutionnel qui nous éviterait de nous retrouver dans une impasse, comme cela a été le cas lors de plusieurs négociations récentes sur l’environnement.

Quels que soient les progrès réalisés dans l’établissement de telles institutions, rien que le fait d’en discuter et de tenter de trouver des solutions communes est déjà un grand pas en avant. Jusqu’il y a peu, les négociations mondiales sur l’environnement divisaient la planète en deux, les pays développés et ceux en développement.

Je pense que nous nous éloignons de cette approche bipolaire. En raison de leur plus forte dépendance économique envers les ressources naturelles, de nombreux pays en développement seront parmi les premiers à pâtir de la pénurie mondiale des ressources. Si la conférence de Rio parvient à convaincre la plupart d’entre eux d’adopter des pratiques plus durables, je la considérerai comme une grande réussite. »

  • Dans ce contexte, l’Europe pourrait-elle aider les pays en développement?

« Le concept d’économie verte ne concerne pas seulement les pays développés, il s’inscrit dans une perspective à bien plus long terme. Actuellement, beaucoup de pays en développement vendent leurs ressources naturelles à très bas prix. Cette perspective à court terme est tentante, mais elle signifie qu’ils hypothèquent leur qualité de vie et leur croissance futures.

Mais je pense que les choses évoluent. Les gouvernements s’inquiètent davantage des implications à long terme de l’exportation des ressources. Dans de nombreux pays en développement, le secteur industriel a aussi commencé à investir dans la durabilité. Exactement comme dans les pays développés, il doit faire face à la pénurie des ressources. Cela constitue pour les entreprises de par le monde une forte incitation financière.

Je pense pour ma part que nous pourrions aider ces pays en ouvrant nos marchés agricoles et en leur permettant de générer davantage de valeur ajoutée. Pour l’instant, ce sont des entreprises étrangères qui extraient les ressources, avec très peu de contribution financière de la part de la population locale.

L’agriculture en général est primordiale. En considérant les difficultés à venir liées à la production alimentaire mondiale, il est évident que nous aurons besoin de plus de nourriture et qu’il faudra donc augmenter le rendement dans  les pays en développement. Cela les aidera aussi à réduire leurs importations alimentaires. »

  • En tant que citoyen européen, que signifie pour vous « vivre de façon durable »?

« Cela signifie un tas de petites choses, comme mettre un pull-over au lieu d’augmenter le chauffage, prendre les transports en commun au lieu de la voiture et, si possible, ne pas prendre l’avion. C’est aussi sensibiliser mes enfants et tout un chacun à la notion de durabilité et aux conséquences de nos choix quotidiens.

Étant donné ma profession, il n’est pas toujours possible d’éviter de prendre l’avion. C’est la raison pour laquelle nous devons rendre le transport aérien bien plus durable, tout comme toutes nos autres habitudes de consommation, dangereuses pour l’environnement. Tel est le défi de l’économie verte. »

Geographical coverage

[+] Show Map

Actions de document
Mots-clés associés :

Commentaires

Inscrivez-vous maintenant !
Recevez des notifications relatives aux nouveaux rapports et produits. Actuellement, nous avons 32898 abonnés. Fréquence: 3-4 e-mails par mois.
Archive des notifications
Suivez-nous
 
 
 
 
 
Agence européenne pour l'environnement (AEE)
Kongens Nytorv 6
1050 Copenhague K
Danemark.
Téléphone: +45 3336 7100